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DIRIGER UN SALON DE COIFFURE
ou EMBAUCHER UN JEUNE :
Ce qu'il faut savoir !
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Les efforts effectués pour
développer la formation professionnelle et la qualification des salariés
portent aujourd'hui leurs fruits en matière de renouvellement économique
du secteur.
De nombreux salariés souhaitent
ainsi se mettre à leur compte chaque année en créant ou en reprenant une
entreprise de coiffure.
Notre secteur accueille donc tous
les salariés qui souhaitent entreprendre, à condition qu'ils respectent
tout d'abord la réglementation en vigueur et qu'ils suivent une démarche
rigoureuse pour se donner le maximum de chance de réussir.
Cette réglementation n'est pas là
pour empêcher l'installation des professionnels, mais bien pour garantir
aux consommateurs l'accès à des prestations de qualité et l'assurance du
respect de leur santé et de leur sécurité. |
QUE DIT LA LOI ?
Il faut une personne qualifiée par
salon !
L'article 3 de la loi n°46-1173 du
23 mai 1946 précise que chaque établissement ou entreprise de coiffure
doit être placé sous le contrôle effectif et permanent d'une personne
qualifiée, titulaire du Brevet Professionnel ou du Brevet de Maîtrise de
Coiffure, ou d'un titre équivalent homologué par le ministre compétent.
Autrement dit, soit le chef d'entreprise est titulaire de l'un de ces
deux diplômes et travaille dans son salon, soit il embauche un salarié
qui en est lui-même titulaire.
Par ailleurs, l'activité de coiffure
à domicile des particuliers doit être exercée par une personne titulaire
du certificat d'aptitude professionnelle de la coiffure.
L'exercice de la profession de
coiffeur dans les hôpitaux ou maisons de retraite, dans une caravane ou
encore au domicile du professionnel est assimilable à un salon et comme
tel, régi par la loi du 23 mai 1946.
UNE DEROGATION POSSIBLE
Toutefois, tout chef d'entreprise
exerçant la coiffure pour hommes à titre accessoire ou complémentaire à
une autre profession dans une commune de moins de 2000 habitants,
est dispensé de cette exigence de qualification professionnelle.
Décret n°97-558, 29 mai 1977,
art.2 mod. par Décret n°2005-644, 31 mai 2005 : JO, 1er juin
PRECISIONS POUR LA COIFFURE A
DOMICILE
Un professionnel, titulaire du
Certificat d'Aptitude Professionnel peut exercer la profession de
Coiffure à domicile. En revanche, le professionnel qui exerce sans le
Brevet Professionnel ne peut pratiquer la permanente et la couleur à
base d'acide thioglycolique (article R-5213 du code de la santé
publique).
EN CAS DE NON-RESPECT DE CES
DISPOSITIONS, LES SANCTIONS SONT LOURDES !
Toute pratique illégale constitue
une infraction à la loi du 23 mai 1946 et en conséquence fera intervenir
les contrôleurs professionnels nommés par les Chambre de Métiers (art. 4
de la loi) pour vérifier la stricte application de la réglementation :
tout contrevenant étant poursuivi en Justice.
Les infractions à la réglementation
sont sanctionnées pénalement : d'une amende pouvant aller jusqu'à 7 500
euros d'amende pour les personnes physiques et 37 500 euros pour les
personnes morales et la fermeture pour une durée de 5 ans au plus des
établissements, avec affichage ou diffusion de la décision prononcée.
VOUS N'AVEZ PAS LES DIPLOMES REQUIS,
MAIS VOUS AVEZ DÉJÀ DE L'EXPÉRIENCE
Dans ce cas, il est intéressant
pour vous de faire valoir cette expérience professionnelle en profitant
des dispositions de la "VAE" (Validation des Acquis de l'Expérience)
nouvellement mises en oeuvre et qui vous permettront, si vous
remplissez les conditions requises,d'obtenir par équivalence les titres
nécessaires pour vous installer.
EMBAUCHE D'UN JEUNE
Le syndicat de la coiffure de
l'Eure, en partenariat avec la Chambre de Métiers de l'Eure, a mis en
place un tableau comparatif des contrats d'apprentissage et de
professionnalisation pour l'embauche d'un jeune en coiffure.

Contrat de Professionnalisation et d’Apprentissage dans la
Coiffure
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Contrat de Professionnalisation |
Contrat d’Apprentissage |
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Objectifs |
Le contrat de professionnalisation est un
contrat qui se substitue au contrat d’adaptation,
d’orientation et de qualification.
Il doit permettre à son bénéficiaire
d’acquérir une qualification et de favoriser son insertion
professionnelle. |
L’apprentissage a pour but de donner à des
jeunes travailleurs une formation générale, théorique et
pratique.
Elle a en vue l’obtention d’une qualification
professionnelle sanctionnée par un diplôme de l’enseignement
professionnel ou technologique. |
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Publics |
Le contrat de professionnalisation
s’adresse aux personnes de 16 à 25 ans, n’ayant pas
acquis une qualification au cours de leur scolarité ou ayant
acquis une qualification qui ne leur permet pas de trouver
un emploi et aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. |
Tout jeune âgé de
16 à 25 ans peut entrer en
apprentissage. Cependant, des dérogations à ces limites
d’âge sont possibles |
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Type des formations |
- Formations à finalité professionnelle (24
mois maxi): BP, BM, BMS…
-Formations qualifiantes (6 mois
maxi) : Coiffure masculine, stylisme et tendances,
techniques.
- Formations qualifiantes (12 mois maxi) :
stylisme, stylisme et techniques |
Les formations sont :
-
CAP
-
MC Coloriste – Teinturier – Permanentiste
-
BP Coloriste Permanentiste / BP Styliste
Visagiste |
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Types de contrat |
Le contrat de professionnalisation doit être
conclu par écrit. Il est établi sur un formulaire type signé
«CERFA EJ20» signé par l’employeur et le salarié.
Il peut prendre la forme d’un contrat à
durée déterminée (CDD) ou d’un contrat à durée indéterminée
(CDI). La durée minimale de la formation (appelée action de
professionnalisation) est comprise entre 6 et 12 mois avec
possibilité de prolongation jusqu’à 24 mois pour certains
bénéficiaires ou lorsque la qualification visée l’exige.
La durée minimale de cette formation est
comprise entre 15% et 25% de la durée totale du contrat (en
cas de CDD) ou de l’action de professionnalisation en cas de
CDI (avec un minimum de 150 heures).
La période d’essai est de 1 mois. |
Le contrat d’apprentissage est un contrat de
travail écrit qui repose sur le principe de l’alternance. Il
est établi sur un formulaire type signé «CERFA
FA13a» signé par l’employeur et l’apprenti (et
son représentant légal).
La durée du contrat peut varier de 1 à 3
ans en fonction du type de profession et de la
qualification préparée.
La période d’essai est de 2 mois. |
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Rupture du contrat |
Le
régime de droit commun des contrats à durée déterminée
s’applique.
Toutefois, le contrat peut être rompu à
l’initiative de l’une ou l’autre des parties durant la
période d’essai. |
Au-delà de la période
d’essai, le contrat se poursuit jusqu’à son terme
sauf dans les cas suivants :
résiliation
possible du contrat d’apprentissage à la seule initiative de
l’apprenti en cas d’obtention du diplôme ou du titre
préparé. L’apprenti doit avoir informé l’employeur par écrit
au minimum deux mois auparavant ;
résiliation
expresse des cosignataires ;
jugement
du conseil de prud’hommes en cas de faute grave ou de
manquements répétés de l’une des parties à ses obligations ;
inaptitude
de l’apprenti à exercer le métier choisi. |
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Rémuné-rations
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Le jeune perçoit un salaire
(en pourcentage du SMIC) en fonction de son âge et de son
niveau.
Ce salaire ne peut être inférieur à :
|
Niveau |
16 à 20 ans |
21 à 25 ans |
26 ans et plus |
|
Diplôme ou titre à finalité
professionnelle, inférieur au niveau 4 + bac général |
55 % du SMIC |
70 % du SMIC |
100 % du SMIC ou 85 % du salaire
conventionnel (sans être inférieure au SMIC) pendant
la durée du CDD ou de l’action de
professionnalisation du CDI. |
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Diplôme ou titre à finalité
professionnelle, égal ou supérieur au niveau 4 |
65 % du SMIC |
80% du SMIC |
Pour les plus de 26 ans, la rémunération ne
peut être inférieure au SMIC ou 85% du minimum
conventionnel. |
Le salaire minimum perçu par l’apprenti
correspond à un pourcentage du SMIC allant de 27 % à 80 %
déterminée en fonction de son âge et de sa progression dans
le cycle de formation.
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Rémunération
coiffure |
Formation de niveau V
CAP |
Formation de niveau IV
BP |
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Age de l’apprenti |
Années d’exécution du contrat |
Contrat conclu à partir du
01.07.93 |
Après avoir obtenu le CAP par la
voie de l’apprentissage |
Après avoir obtenu le CAP par
formation ou enseignement dans un lycée
professionnel |
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16-17 ans |
1ère année |
27 % |
57% |
25% |
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2ème année |
39% |
67% |
37% |
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18-20 ans |
1ère année |
43 % |
67 % |
41 % |
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2ème année |
51 % |
77 % |
49 % |
|
21 ans et plus |
1ère année |
55 %* |
80 % |
53 %** |
|
2ème année |
63 %* |
61 %** |
* rémunération basée sur
le minima conventionnel 100
** rémunération basée
sur le minima conventionnel 110 |
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Tutorat
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Un
tuteur peut être désigné
par l’employeur parmi les salariés de l’entreprise
justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins 2 ans
dans la qualification en rapport avec le contrat de
professionnalisation.
Le tuteur ne peut exercer simultanément des
fonctions de tutorat à l’égard de plus de 3 salariés
bénéficiaires d’un contrat de professionnalisation ou
d’apprentissage ou d’une période de professionnalisation.
Lorsque l’employeur assure la fonction de
tuteur, il ne peut l’exercer qu’à l’égard de 2 salariés
bénéficiaires de ces contrats
|
Le
jeune est obligatoirement suivi par un maître
d’apprentissage (ou par une équipe tutorale).
Celui-ci est soit le chef de l’entreprise,
soit l’un des salariés de l’entreprise. Il a pour mission de
contribuer à l’acquisition par l’apprenti des compétences
nécessaires à l’obtention du titre ou du diplôme préparé, en
liaison avec le CFA.
Plafonds
d’emploi simultané d’apprentis en coiffure :
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Nbre de personnes qualifiées |
Niveau V
(CPA, CAP, M.C, Prorogation) |
|
Niveau IV
(B.P, B.M)
|
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1 |
1 |
ou |
1 |
|
2 à 3 |
1 |
+ |
1 |
|
4 à 6 |
2 |
+ |
1 |
|
7 à 9 |
3 |
+ |
2 |
|
10 à 12 |
4 |
+ |
2 |
|
13 à 15 |
5 |
+ |
3 |
|
Supérieur à 15 |
6 |
+ |
3 |
Niveau V :
Personne qualifiée = avoir son BP ou son BM ou son CAP +7
ans Coef 160
Niveau IV :
Personne qualifiée = avoir son BP ou son BM + ans ou son CAP
+ 15 ans Coef 180 |
|
Les aides |
- Allègement des
cotisations patronales : dite
«réduction Fillon» lorsque le bénéficiaire du contrat est
âgé de 16 à 25 ans ou de 26 à 44 ans.
- Exonération des cotisations
patronales : assurances sociales (maladie,
maternité, invalidité, vieillesse, décès) et allocations
familiales. L’exonération est applicable aux CDD et aux CDI
(pendant la période de formation du bénéficiaire) lorsque le
bénéficiaire du contrat est âgé de 45 ans et plus.
- Aide incitative de l’État :
200 € par mois (maximum de 2 000 € dans la limite de la
durée de l’action de professionnalisation) versés par les
Assedic, pour l’embauche en CDD ou en CDI de demandeurs
d’emploi de 26 ans et plus indemnisés par l’assurance
chômage (bénéficiaires de l’ARE). L’employeur doit conclure
une convention avec l’Assedic du domicile de l’allocataire.
(Disposition de la convention d’assurance
chômage en vigueur jusqu’au 31/12/08).
Le jeune en CDD n’est pas comptabilisé dans
l’effectif de l’entreprise pendant toute la durée du
contrat.
Les dépenses liées à l’exercice tutorial
peuvent dans certains cas être prises en charge par
l’organisme collecteur dans la limite de 230 euros par mois
pour une durée maximale de 6 mois.
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Indemnités
compensatrices forfaitaires versées par la région :
(article L.118-7 et R 119-6 du Code du
travail). L’attribution de cette aide est conditionnée par
le suivi régulier de l’apprenti (e) à la formation dispensée
par le CFA.
- Indemnité en
faveur de l’effort de formation :
1) Entreprise de moins de 20 salariés :
2000 € à la fin de chaque année de formation, attribués aux
entreprises de moins de 20 salariés : si le jeune n’est pas
titulaire d’un diplôme supérieur au niveau V et si le
contrat a une durée de 12 mois minimum
2) Entreprise de plus de 20 salariés ou ne
remplissant pas les conditions du 1) : 1 530 € à la fin
de chaque année de formation
- Majorations de l’indemnité :
1) 305 € si l’apprenti est âgé de 18 ans ou
plus à la conclusion du contrat
2) 7, 62 € par heure de formation au-delà de
600 heures par année de formation, dans la limite de 200
heures
- Bonification :
(pour l’égalité d’accès aux formations entre les hommes et
les femmes)
500 €, la Région déterminera en fonction des
effectifs totaux régionaux, les formations déclenchant la
bonification.
Crédit d’impôt
apprentissage :
Entreprises imposées d’après leur bénéfice
réel ou exonérées en application des articles 44 sexies, 44
sexies A, 44 octies et 44 decies (annexer une déclaration
spéciale à la déclaration de résultat au service des impôts
ou un relevé de solde de l’impôt sur les sociétés de
l’exercice au comptable de la Direction Générale des
Impôts) :
- Un crédit d’impôt égal au produit du
montant de 1 600 € par le nombre moyen annuel des apprentis
(le nombre moyen annuel d’apprentis d’apprécie en fonction
du nombre d’apprentis dont le contrat avec l’entreprise a
été conclu depuis au moins un mois).
- Ce montant est porté à 2 200 €
lorsque la qualité de travailleur handicapé est reconnue,
lorsque l’apprenti bénéficie d’un accompagnement
personnalisé (CIVIS) ou lorsque l’entreprise porte le label
«Entreprise du patrimoine vivant». |
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Démarches |
Obtenir l’accord préalable de l’OPCAMS dont
relève l’entreprise, lui adresser le contrat (accompagné des
justificatifs) dans les 5 jours suivant le début du contrat.
Celui-ci émet un avis et transmet dans un délai d’un mois à
compter de sa réception, le contrat de professionnalisation
à la DDTEFP. Cette dernière notifie son acceptation à
l’employeur et à l’OPCAMS.
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- Pour
recruter un apprenti :
le C.A.D de la Chambre de Métiers
Recueille votre offre et vous propose des
candidatures de jeunes informés, documentés. Fait à votre
demande, l’évaluation du projet professionnel de vos futurs
apprentis.
- Pour
embaucher un apprenti : le
service apprentissage
Vous donne les informations nécessaires à
l’embauche d’un apprenti et vous établit le dossier
d’apprentissage. Il examine le contrat d’apprentissage au
regard des dispositions législatives et réglementaires qui
le régissent. Enfin, il vous conseille tout au long du
contrat d’apprentissage et est votre interlocuteur
privilégié vis-à-vis des différents organismes (DDTEFP, CFA,
CONSEIL REGIONAL, URSSAF…) |
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Contacts |
Julie GARNIER
Chambre de Métiers et de l’Artisanat de
l’Eure
(
02.32.39.89.30 |
Chambre de Métiers et de l’Artisanat de
l’Eure
Pôle Emploi Apprentissage
(
02.32.39.89.30
Fax : 02.32.39.89.31 |
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